Le 23 avril 2019 | par Jason Boies

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CyberSmart 2019 : Leçons de l’Australie sur la protection de nos infrastructures essentielles

Le sommet CyberSmart 2019 (29 au 30 mai) réunira des chefs de file mondiaux de l’industrie, du milieu universitaire et du gouvernement pour faire progresser la collaboration nationale et internationale en matière de perfectionnement des compétences et de la main-d’œuvre en cybersécurité. Cet événement de plusieurs jours, qui en est maintenant à sa troisième édition, a pour objectif de déterminer les mesures nécessaires pour surmonter les défis auxquels nous faisons face dans le domaine de la main-d’œuvre.

Owen Pierce, directeur de programme ‒ Perfectionnement de la main-d’œuvre nationale pour l’Australian Cyber Security Growth Network (AustCyber), est parmi les participants qui sont de retour cette année. Dans le cadre de l’aperçu de CyberSmart 2019, nous avons demandé à Owen qu’il nous donne son avis sur ce à quoi il fallait s’attendre.

ONB : Tout d’abord, pouvez-vous donner à notre public un aperçu d’AustCyber?

Pierce : AustCyber a été créée en 2017 en tant qu’organisation indépendante sans but lucratif. Tout comme CyberNB, AustCyber aborde le potentiel économique de la cybersécurité. Nous sommes financés par des subventions du gouvernement fédéral et nous faisons partie de deux programmes nationaux :

  • La Industry Growth Centres Initiative du gouvernement fédéral, créée dans le cadre du National Innovation and Science Agenda. AustCyber est l’un des six centres mis en place dans des secteurs de capacité concurrentielle et de priorité stratégique avec pour mission de dynamiser l’innovation et la science en Australie.
  • Nous jouons un rôle important dans la stratégie australienne en matière de cybersécurité en tant que catalyseur clé de la recherche et du développement, ainsi que de l’innovation en matière de cybersécurité.

Notre programme d’activités est fondé sur des preuves concrètes provenant de vastes travaux de recherche et consultations. Notre plan stratégique pour la compétitivité du secteur et notre feuille de route pour l’industrie soulignent les possibilités pour le secteur australien de la cybersécurité de soutenir la croissance dans l’ensemble de l’économie. Nous sommes guidés par les membres estimés de notre conseil d’administration qui possèdent une vaste expérience de l’industrie. Les membres de notre équipe proviennent de divers milieux, dont le milieu universitaire, le gouvernement et l’industrie.

L’automne dernier, CyberNB a lancé son initiative Centre des opérations de sécurité des infrastructures essentielles (COSIE). Pouvez-vous nous donner un aperçu du groupe d’experts sur le COSIE dont vous ferez partie à CyberSmart et des raisons pour lesquelles c’est si important?

Tout comme les employeurs canadiens, les entreprises australiennes ont besoin au sein de leurs équipes de cybersécurité des diplômés prêts à l’emploi et ayant des compétences pratiques. Pour répondre à leurs attentes, les fournisseurs de formation mettent en place des installations à la fine pointe de la technologie, comme un COSIE, afin d’offrir aux apprenants un environnement de formation et d’apprentissage pratique réaliste. En Australie, il s’agit de quelque chose de relativement nouveau dans le domaine de l’éducation et de la formation, mais les choses évoluent très rapidement et on obtient des résultats extrêmement positifs pour les diplômés en cybernétique. Je me réjouis de partager notre expérience en matière de COSIE à ce jour avec les participants à CyberSmart.

Vous faites également partie du groupe d’experts sur la collaboration internationale en matière de normes de compétences en cybersécurité; parlez-nous un peu de cela.

Lorsque j’ai commencé à AustCyber en 2017, j’étais très frustré par le manque de maturité dans la discussion collective sur les politiques concernant les compétences en cybersécurité et leur lien avec les rôles techniques et non techniques. En Australie, certaines personnes défendaient avec acharnement la création de nouveaux cadres permettant de s’attaquer au problème.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour voir ce que les autres pays faisaient dans ce domaine et pour défendre vigoureusement l’adoption d’une approche collaborative afin de garantir que l’Australie travaille avec ses partenaires à l’échelle mondiale sur cette question, plutôt que de manière isolée.

Le problème de la « pénurie de compétences » en matière de cybersécurité n’est évidemment pas un problème propre à l’Australie. Je suis passionné par la collaboration internationale en matière de normes de compétences en cybersécurité et je considère qu’il s’agit non seulement d’un puissant outil de perfectionnement de la main-d’œuvre en cybersécurité, mais également d’une contribution importante au renforcement des capacités et de la maturité en matière de cybersécurité à l’échelle mondiale.

Le potentiel est énorme.

Qu’espérez-vous retirer du sommet?

J’espère vous faire part de la façon dont l’Australie s’attaque à certains problèmes liés à l’éducation ayant trait à la cybersécurité et au perfectionnement de la main-d’œuvre, et j’espère que ces études de cas pourront être utiles pour d’autres pays. J’espère également en retirer certains exemples de pratiques exemplaires d’autres organisations qui pourraient être appliquées dans l’écosystème australien.

Venez nous rejoindre les 29 et 30 mai à Fredericton pour CyberSmart 2019. L’inscription est toujours ouverte, et le prix pour inscription hâtive est disponible jusqu’au 30 avril.

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