Le sommet CyberSmart 2019 réunira des chefs de file de l’industrie, du milieu postsecondaire et du gouvernement dans le but de développer la collaboration nationale et internationale en matière de cybersécurité, de compétences et de perfectionnement de la main-d’œuvre. Cet événement de plusieurs jours, qui en est maintenant à sa troisième édition, a pour objectif de déterminer les mesures nécessaires pour surmonter les défis auxquels nous faisons face dans le domaine de la main-d’œuvre.

Darryl Esau, vice-président, Services d’apprentissage, chez Bulletproof à Fredericton figure pour la troisième fois parmi les invités.

ONB s’est entretenue avec M. Esau pour en apprendre davantage.

ONB : Pouvez-vous tout d’abord nous en dire plus sur votre travail?

Esau : Dans le cadre des Services d’apprentissage de Bulletproof, nous proposons toutes les modalités de formation. Les statistiques sont bien connues, l’écart entre l’offre et la demande de professionnels en cybersécurité est encore trop important. En qualité de fournisseur, il nous incombe de bien cerner les besoins de l’industrie de manière à préparer les gens à d’excellents emplois dans ce secteur. D’où notre participation répétée à CyberSmart.

Le chômage en cybersécurité est presque nul. Si vous êtes correctement formé, vous êtes pratiquement certain de travailler en cybersécurité tout de suite. Cela accorde au secteur un caractère unique dans le monde des TI et donne au Sommet une importance inestimable. J’aimerais qu’un plus grand nombre de parents et de conseillers en orientation soient au courant de ces faits et incitent plus de jeunes à se diriger vers ce secteur.

Que diriez-vous pour convaincre d’autres entreprises de l’intérêt du Sommet?

Je pense que nombreux sont ceux dans le secteur privé qui voient le CyberSmart comme un événement exclusivement réservé aux professionnels des technologies, mais ce n’est pas le cas. J’aimerais voir plus d’industries présentes, des entreprises qui ne relèvent pas du secteur des TI. De par mon expérience au cours des dernières années, il est maintenant évident que tout un chacun peut tirer bénéfice de cet événement. Que vous travailliez dans les TI, fassiez du pain ou fabriquiez des gadgets, vous devez régler le problème de la cybersécurité.

J’ai aussi trouvé que CyberSmart réunit les personnes de façons particulières. L’industrie traditionnelle des TI a gagné en maturité à un point tel qu’elle est très compétitive. Tout le monde est bien établi et a pris ses marques. Ce que je remarque en cybersécurité, c’est que l’étendue de la demande rassemble dans des projets coopératifs des personnes qui traditionnellement auraient été concurrentes. Je n’ai jamais vu ça auparavant.

Selon moi, l’intérêt de CyberSmart ne réside pas seulement dans les présentations, mais aussi dans les rencontres d’autres fournisseurs qui pourraient devenir des partenaires, et non des concurrents. Les gens souhaitent partager leurs défis et en discuter en profondeur. Il existe un esprit de coopération, c’est un peu comme du réseautage sur les stéroïdes.

Que peut-on attendre de votre participation à l’édition de cette année?

Je ferai partie d’un groupe spécial sur les normes de certification, animé par CyberNB. Nous discuterons des résultats d’un projet sur lequel nous travaillons, lequel comme son nom l’indique, met au point des normes de certification en cybersécurité. Je disposerai de plus de précisions à ce sujet à l’approche du Sommet.

L’autre groupe me tient vraiment à coeur, Formation personnalisée en cybersécurité pour les peuples autochtones. En partenariat avec l’EPFTJEDI, et le CCNB, nous avons élaboré un programme d’éducation en cybersécurité adapté aux peuples des Premières Nations, et il s’agit d’une véritable réussite jusqu’à présent.

Il se compose de deux volets. L’un d’entre eux consiste pour nous à insérer les normes actuelles en cybersécurité dans un programme de TI plus vaste pour les Premières Nations. L’autre repose essentiellement sur un régime accéléré de formation à la cybersécurité à l’intention de certains peuples des Premières Nations qui ont bénéficié précédemment d’une formation aux TI. Il s’agit d’une formation intensive destinée aux personnes travaillant actuellement dans les TI ou disposant déjà d’une solide formation en TI.

Comme je l’ai mentionné précédemment, le CCNB aurait pu, en son temps, fait figure de concurrent. Nous travaillons tous les deux dans le domaine de la formation, mais nous travaillons sur un projet de concert avec le gouvernement et les Premières Nations. Une fois de plus, cela nous ramène à la question de remédier à la pénurie de main-d’œuvre en cybersécurité. J’ai le plaisir de présenter ce sujet lors du Sommet; au-delà du fait que ce soit excellent pour toute la main-d’œuvre de la province, il s’agit tout simplement d’une superbe initiative à laquelle participer.

Joignez-vous à nous les 29 et 30 mai, à Fredericton, pour le CyberSmart 2019. Les inscriptions sont encore ouvertes, le tarif préférentiel reste valable jusqu’au 30 avril.

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